Je réponds ici à des objections que j'ai souvent entendues lorsqu'on parle d'électrosmog et de son impact sur la santé

OBJECTIONS

"Moi, les ondes je m'en fiche, ça ne me fait rien du tout !"

"L'électrosensibilité, c'est juste de la psychose, c'est tout dans la tête"

"Moi j'ai des protections et ça ne m'atteint pas, alors je ne suis pas concerné"

"Tout ça c'est des idioties, ce n'est pas prouvé scientifiquement"

"On n'y peut rien, de toute façon ça va empirer, alors autant s'y faire"

"Pas de souci, tout ça est géré par les normes en vigueur, je fais confiance"

RÉPONSES AUX OBJECTIONS

"Moi, les ondes je m'en fiche, ça ne me fait rien du tout !"

Il est important de comprendre que ce n'est pas parce qu'on ne sent rien que ça n'affecte pas ! Des études INDÉPENDANTES menées sur des décennies ont montré qu'il y a bel et bien un effet au niveau BIOLOGIQUE sur notre corps, et celui-ci doit ensuite faire un effort pour compenser les effets négatifs des champs électromagnétiques, qui représentent un stress supplémentaire pour nos organismes déjà impactés par la pollution chimique. 

Voir le rapport du Dr. Belpomme (résumé en français ici) et le communiqué du Dr. Martin L. Pall.

Une trentaine de scientifiques de tous pays se sont associés pour produire un rapport, nommé BioInitiative Report 2012, qui met en évidence la problématique de l'exposition aux ondes électromagnétiques et propose de nouveaux standards, beaucoup moins élevés qu'actuellement.

Et devant ce phénomène, certaines personnes sont moins affectées que d'autres, comme dans le cas de la fumée de cigarette par exemple. Une exposition trop importante aux ondes peut déclencher des maux divers, qui varient d'une personne à une autre, cependant la plupart ressentent des maux de tête, acouphènes, nervosité, insomnies, pertes de mémoire, confusion, palpitations et arythmies cardiaques, et dans les cas plus sérieux, brûlures, picotements, fourmillements, eczéma. Dans les cas graves, on arrive à des maladies auto-immunes, à la sclérose en plaques ou au cancer.

 

Il semble que plus on est exposé aux ondes, plus notre seuil de tolérance baisse, jusqu'au syndrome d'électro hypersensibilité (EHS). Voir les références concernant les études scientifiques dans les réponses 2 et 3 ci-dessous, et les questions de réglementation dans la réponse 6 en bas de page.

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"Tout ça c'est des idioties, ce n'est pas prouvé scientifiquement"

En fait, c'est exactement le contraire ! Des preuves scientifiques existent : étude du Dr. Belpomme, (résumée ici), recherches du Dr. Martin Pall, et d'autres encore, voir la page EFFETS BIOLOGIQUES

Mais simplement les intérêts économiques qui poussent dans le sens du "toujours plus" sont tellement élevés que beaucoup d'études ont été payées par l'industrie des télécommunications et des fabricants de mobiles dans l'intention de prouver l’innocuité des ondes, ce qui donne l'impression que le monde scientifique n'est pas d'accord sur le sujet. Une récente étude américaine, dont le but était de démontrer une fois pour toutes cette innocuité, a finalement abouti à la conclusion contraire (voir article ici). 

Une étude mandatée par la NASA en 1981 a mis en exergue l'effet nocif des ondes électromagnétiques de haute fréquence sur le corps. Voir un résumé en français sur cette page : www.gigasmog.ch/liens.html. Autres documents intéressants sur cette même page : Biologic Effects and Health Hazards of Microwave Radiation (WHO International Symposium Research Agreement No. 05-609-04). Vous trouverez d'autres articles intéressants chez ARA (Alerte Radiations) sur leur site : http://www.alerte.ch/fr/information/etudes.html.

Plus récemment, en 2011, le Conseil de l'Europe a émis une résolution n°1815 demandant l'abaissement du seuil d'exposition à 0.6V/m dans un premier temps, pour arriver ensuite à 0.2V/m.

A comparer aux 60V/m actuellement en vigueur en Europe, c'est donc 100 à 300 fois plus faible, ce qui serait totalement incohérent si on considérait réellement ces champs EM comme inoffensifs.
Document original : télécharger le document ou visiter le site du Conseil de l'Europe.

 

L'Assemblée Parlementaire Européenne demande aussi "de revoir les fondements scientifiques des normes actuelles d’exposition aux champs électromagnétiques fixées par la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants, qui présentent de graves faiblesses". 

Dans sa déclaration nº 208 du 31 Mai 2011, l’OMS/IARC classifie les champs électromagnétiques des ondes radioélectriques « comme pouvant être cancérigènes pour les humains (Groupe 2B*), basé sur un risque accru de gliome, un type malin du cancer du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone portable ».  Cette classification ne concerne pas que les téléphones portables mais bien la catégorie des hyperfréquences. Sont donc inclus les téléphones portables, le WiFi, les DECT, babyphones, hat-parleurs sans fl, antennes relais, Bluetooth….

En juin 2016 Aux Etats-Unis. le National Toxicology Program (NTP) en voulant démontrer l'innocuité des radiofréquences de la téléphonie mobile à prouvé le contraire, à savoir l'apparition de tumeurs cérébrales et coronaire chez les rats : voir document ici.

Le site "BioInitiative" (http://www.bioinitiative.org, en anglais seulement) donne des informations sur les risques biologiques liés aux ondes électromagnétiques, qui interviennent à des niveaux bien inférieurs aux normes actuellement en vigueur. Pour le rapport en anglais : BioInitiativeReport2012.

Ce rapport fait plus de 1500 pages, en voici donc juste les conclusions : BioInitiative2012-conclusions.

Concernant les champs électromagnétiques, la valeur maximum recommandée est < 0.1V/m, mais dans le cas d'une exposition prolongée, il faudra la réduire encore (0.033V/m).

Le site "CRIIREM" (Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements Électromagnétiques, www.criirem.org)  donne également beaucoup d'informations indépendantes (en français).

Voir tous les documents de référence sur cette page : DOCUMENTS et VALEURS LIMITES

Voir aussi la page EFFETS BIOLOGIQUES.

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"L'électrosensibilité, c'est juste de la psychose, c'est tout dans la tête"

Ainsi que vu dans le récent reportage de la télévision suisse romande (RTS1 - Temps Présent, voir la vidéo ici), les personnes électrosensibles ont vu soudain leur carrière ruinée, leur vie changée de manière dramatique. Impossible de travailler vu que maintenant il y a des ondes partout, et aucune compensation de la part de l'Etat ou des assurances. L'électrosensibilité est toutefois reconnue comme un handicap en Grande-Bretagne et en Norvège, et peut être diagnostiquée par des médecins spécialisés (Dr. Calame à Colombier en Suisse, Dr. Belpomme à Paris). 

Un rapport scientifique du Dr. Belpomme (résumé en français ici) montre que le syndrome d'électro-hypersensibilité (EHS) a une réalité biologique, on peut mettre en évidence des "marqueurs biologiques" caractéristiques, On peut aussi mesurer une diminution inquiétante de la circulation sanguine dans certaines parties du cerveau d'un électrosensible exposé à des champs électromagnétiques.

Un communiqué du Dr. Martin L. Pall explique les effets biologiques des ondes électromagnétiques pulsées.

Voir la page EFFETS BIOLOGIQUES pour un résumé de ces articles scientifiques.

Voici aussi un résumé concernant l'électrosensibilité, son évolution depuis 1997 déjà, dans plusieurs pays, et ses causes possibles.

Côté politique, voici une proposition émise au Sénat belge concernant la problématique de l'électrohypersensibilité, qui résume bien la situation actuelle dans plusieurs pays.

 

Egalement, la "Déclaration scientifique Internationale sur l’Electrohypersensibilité" en 2015, également appelée "Déclaration de Bruxelles".

  

Il est cependant évident qu'il y a un risque important de développer une psychose chez les "électro-hypersensibles" (EHS), qui va aggraver leurs symptômes. Mais cela agit en renforcement de quelque chose de réel, il y a aussi clairement une origine physique, comme j'ai pu m'en rendre compte en étudiant le cas d'une personne EHS qui avait senti immédiatement des brûlures en posant ses doigts sur un clavier d'ordinateur portable dont le WiFi était désactivé et qui était également correctement relié à la terre. Je l'avais pourtant assurée que tout était OK sur cette machine du point de vue des ondes EM, et j'en étais moi-même persuadé, donc c'était un test en "double-aveugle". Mais Bluetooth était activé sur cette machine, ce que j'ignorais. Une fois Bluetooth désactivé, les brûlures ont disparu... et d'autres expériences du même genre sont survenues, sans les avoir provoquées.

 

Il faut savoir qu'on ne naît pas EHS, on le devient suite à une surexposition aux ondes, ou à une modification d'ordre biologique : accumulation de métaux lourds, infection par certaines bactéries (maladie de Lyme), etc. 

La personne mentionnée plus haut était probablement devenue EHS à cause du WiFi du voisin, qui était juste de l'autre côté du mur de la chambre à coucher, tout près de sa tête, ce qu'elle ignorait bien évidemment. D'autres personnes le sont devenues en dormant près d'un téléphone DECT ancienne génération qui émettait en permanence. 

VOYEZ L'ARTICLE DU MAGAZINE "L'ILLUSTRÉ" intitulé "Les électrosensibles comme moi sont des sentinelles" sur l'histoire de Léon Warnier, juriste, devenu électrohypersensible soudainement. Sa vie en a été transformée, bien malgré lui.

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"On n'y peut rien, de toute façon ça va empirer, alors autant s'y faire"

En effet, la situation concernant la pollution par électrosmog ne semble pas en voie de s'arranger. En matière de téléphonie mobile, la nouvelle norme "5G" va bientôt apparaître, qui étendra la bande radio jusqu'à 70GHz, pour permettre à toute une armada d'objets connectés de dialoguer entre eux ("Internet of Things", ou "IoT", en français "Internet des Objets", ou "IdO"). Cependant, le Conseil des Etats (Suisse) a récemment refusé une motion qui préconisait d'augmenter les valeurs limites d'exposition aux ondes radio, au grand dam des opérateurs.

 

L'idée que cette exposition soit préoccupante et puisse devenir un enjeu majeur de santé publique commence à se faire entendre (voir reportage à la télévision ici). Plus il y aura de personnes qui manifesteront leur inquiétude, plus il y aura de chances que cet électrosmog finisse par diminuer. Il suffit de penser à ce qui s'est passé pour la fumée de cigarette, alors qu'il y avait aussi de très gros intérêts en jeu. Ce qui est différent ici est que presque tout le monde utilise des objets mobiles connectés, et l'idée même que cela affecte négativement la santé est impopulaire : on préfère ne pas savoir ! 

Néanmoins les choses bougent. Des écoles un peu partout dans le monde ont interdit le WiFi dans leurs locaux et en France la "loi Abeille" a été promulguée en 2016 pour INTERDIRE l'emploi du WiFi dans les crèches, et pour en limiter l'usage dans les écoles (désactivation du WiFi lorsqu'il n'est pas utilisé pour une activité pédagogique). Voir article du BLOG.

 

Il y a pourtant des moyens de ne pas augmenter et même de réduire l'exposition, en implantant par exemple davantage d'antennes à faible puissance, au lieu de moins d'antennes mais à forte puissance. Et notre responsabilité en tant qu'utilisateurs est aussi engagée : pourquoi faudrait-il toujours plus de connectivité ? Que peut-on vouloir faire de plus que regarder une vidéo sur un téléphone ? Donc on peut par exemple refuser de se connecter en "4G" et préférer la "3G", qui permet AUSSI de visionner des vidéos ! Ainsi on démontrera aux opérateurs qu'il n'est pas indispensable d'offrir toujours plus.

Et aussi... réfléchissons... est-ce VRAIMENT nécessaire de visionner une vidéo sur notre téléphone, souvent dans un moyen de transport, lieu où il y a déjà un électrosmog très élevé. Ne pouvons-nous donc pas attendre d'être de retour chez nous pour visionner tranquillement notre vidéo sur un ordinateur câblé ? Et mettre à profit le temps libre dans le moyen de transport pour faire autre chose, lire un livre, se relaxer, communiquer ses compagnons de voyage, avec ses enfants s'ils sont là, ou simplement ne rien faire : c'est en effet un temps qui est nécessaire à notre cerveau pour faire de l'ordre, c'est son "mode par défaut", selon une récente étude scientifique (voir vidéo).

Voir aussi la page HYPERCONNECTIVITÉ.

 

Et il est TOUJOURS POSSIBLE DE RÉDUIRE SON EXPOSITION en faisant des changements chez soi, ainsi que décrit sur ce site (voir page "QUE FAIRE?").

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"Moi j'ai des protections et ça ne m'atteint pas, alors je ne suis pas concerné"

Il est important de comprendre que ces "protections" dont on parle interviennent à des niveaux biologiques, par biorésonance, ou même à des niveaux psychiques. Cela peut être efficace mais ne fonctionne pas pour tout le monde. Difficile par exemple si on ne sent de toute façon rien en étant exposé aux ondes, de savoir si telle ou telle protection est efficace pour nous ou non.

 

Pour certaines personnes qui sont EHS cela peut ne pas fonctionner du tout. Il semble, mais c'est quelque chose qui est encore à l'étude, que les métaux lourds dans le corps interagissent avec les ondes électromagnétiques, et que dans ce cas ces protections sont peu ou pas efficaces. 

On constate une grande différence d'une personne à l'autre, certaines protections s'avérant efficaces pour certaines personnes, et peu efficaces pour d'autres. Il faut donc les tester soi-même.

 

Mais si l'EHS n'est pas due à la présence de métaux lourds en quantité importante, ces protections par biorésonance peuvent aider. Voir en fin de page ELECTROSMOG la description de quelques-uns.

Il n'en reste pas moins qu'on a DE TOUTE FAÇON INTÉRÊT à réduire PHYSIQUEMENT, autant que possible, l'intensité des champs auxquels on est exposé, ce qui est le but de ce site.

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"Pas de souci, tout ça est géré par les normes en vigueur, je fais confiance"

Il est important ici de comprendre COMMENT ont été déterminées ces normes et quel est le MOTEUR de leur évolution actuelle. A l'origine, il y a eu deux façons d'établir une norme concernant l'exposition aux ondes électromagnétiques. 

 

La première, d'origine américaine, a été de mesurer l'échauffement provoqué par les ondes dans corps, et déterminer quelle quantité de chaleur le corps pouvait gérer sans dommage. Ceci a donné des normes très élevées, qui sont malheureusement en vigueur actuellement.

 

L'autre façon, d'origine russe, a été de mesurer l'effet biologique des ondes, ce qui a donné des normes très basses car on s'est rendu compte qu'il y avait un effet même à des niveaux très faibles.

 

En Europe, la norme est de 60V/m en général, et en Suisse la limite est de 6V/m, donc dix fois moins que la norme européenne. En 2011, le Conseil de l'Europe a émis une résolution n°1815​ demandant l'baissement du seuil d'exposition à 0.6V/m dans un premier temps, pour arriver ensuite à 0.2V/m.
Document original (en anglais) :
télécharger le document ou visiter le site du Conseil de l'Europe.

Les valeurs retenues par l'institut "Baubiologie" en Allemagne (biologie de l'habitat) sont encore bien moindres, puisqu'on parle de moins de 0.1V/m et même 0.04V/m dans une chambre à coucher.

Le site "BioInitiative 2012" (http://www.bioinitiative.org, en anglais seulement) donne des informations sur les risques biologiques liés aux ondes électromagnétiques, qui interviennent à des niveaux bien inférieurs aux normes actuellement en vigueur : 0.04V/m.

Conclusions du rapport : BioInitiative2012-conclusions.

 

Alors qu'actuellement, l'industrie pousse pour augmenter le niveau en Suisse par exemple, car c'est plus avantageux pour eux d'augmenter le puissance des antennes existantes plutôt qu'en implanter de nouvelles. Le moteur ici est donc uniquement pécuniaire et non basé sur l'enjeu de santé publique ! On ne peut donc pas faire confiance aveuglément.


Un exemple tout récent et édifiant est la 5G, qui est un bel exemple d’ingénierie performante mais sans aucune considération pour  les effets secondaires sur l'environnement en général et l'humain en particulier. Avec la 5G nous aurons ainsi des intensités d'irradiation beaucoup plus grandes qu'actuellement, à cause des fréquences plus élevées, mais aussi des systèmes multicanaux (MIMO) qui permettent à la fois d’augmenter le débit de données et aussi de servir davantage de clients.

Voir tout particulièrement cette vidéo de 5 minutes de l'intervention d'une doctoresse américaine au Sénat (Bill 637) et aussi celle-ci sur les dangers de la 5G.

Voir aussi les documents consacrés à la 5G dans la page "DOCUMENTS" de ce site, et les vidéos de la page "NEWS", et encore le document d'Arthur Firstenberg.

Et un excellent document de Pierre Dubochet, ingénieur RF, concernant la révision de l'ORNI.
(Note : l'ORNI est la norme suisse concernant le rayonnement électromagnétique).

 

Certaines incohérences montrent que tout n'est pas clair : par exemple la France autorise des champs radio de 60V/m, alors qu'a Paris le maximum a été fixé à 2V/m... donc 30 fois moins !

Des écoles un peu partout dans le monde ont interdit le WiFi dans leurs locaux, et en France la "loi Abeille" a été promulguée en 2016 pour INTERDIRE l'emploi du WiFi dans les crèches, et pour en limiter l'usage dans les écoles (désactivation du WiFi lorsqu'il n'est pas utilisé pour une activité pédagogique). Voir article de la page "NEWS".

 

On constate donc une tendance à remettre en cause l'usage immodéré de ces technologies, pour l'instant au nom du "principe de précaution", mais il est probable que les choses changeront encore lorsque de nouvelles études seront effectuées ou que des informations essentielles seront enfin largement divulguées.

Voir tous les documents de référence sur cette page : DOCUMENTS et ici les VALEURS LIMITES